Le grand réveil du discernement
Nous vivons un temps étrange. Un temps où chacun prétend savoir. Où les « experts » pullulent, où les coachs s’auto-proclament guides d’âmes, où les réseaux se remplissent de promesses de lumière, de succès, de “réalignement” et de “pleine puissance”.
Mais à force de se faire guider, qui guide encore votre propre vie ?
À force de déléguer notre discernement à des méthodes, des dogmes ou des algorithmes, que reste-t-il de notre liberté ? Le développement personnel, né d’une quête sincère d’évolution, s’est mué en industrie de la dépendance. Je mesure ces mots mais ils naissent d’un constat que j’ai expérimenté.
Des marchands de sérénité vendent à la chaîne des “clés du bonheur” copiées les unes sur les autres.
On ne se transforme plus : on se conforme. Et l’être humain, à force de vouloir “se réaliser”, finit par s’effacer derrière des concepts prémâchés.
La vérité n’est plus vécue : elle est monétisée. L’argent n’est pas le problème. C’est le pouvoir qu’on lui donne. Quand il devient la mesure de la valeur humaine, il corrompt tout : la parole, la foi, la création, l’enseignement.
Combien d’êtres sincères se perdent parce qu’ils croient devoir “performer” leur éveil ?
Combien s’épuisent à “vibrer haut” alors qu’ils ont juste besoin de respirer ?
Nous avons confondu l’élévation avec la fuite de nous, le sens avec la performance spirituelle.
L’art de discerner la justesse
Je vois sur les réseaux comme vous des foules de “guides” qui se copient les uns les autres, oubliant qu’un vrai guide n’enseigne pas ce qu’il sait : il incarne ce qu’il vit. Pour avoir pu fréquenter certains d’entre eux, o combien je fus surpris des incohérences.
Je vois des foules d’êtres sincères qui s’y perdent, qui cherchent à l’extérieur d’eux, une réponse que seule leur chair pouvait leur murmurer. Cocréer pour vivre une vie qui a du sens, je dis un grand OUI, mais avec soi pas les autres !
Si vous le décidez, la fin des dogmes, c’est maintenant. Mais elle ne viendra pas des “nouvelles croyances », elle viendra de notre courage d’être comme nu, faillible, vivant, pensant par nous-même, acceptant notre ombre et notre lumière et cessant cette quête du « mieux », du « plus » pour vivre le « juste ».
On parle de “prise de pouvoir personnel”.
Mais le pouvoir véritable, n’est-il pas la maîtrise de soi, et non celle des autres ?
C’est le courage de dire NON quand l’être conditionné et formaté pousse à dire oui.
C’est l’art de discerner la justesse plutôt que de courir après le succès.
C’est le refus de se laisser hypnotiser par l’époque.
Le vrai danger n’est pas la crise : c’est l’amnésie.
On nous parle de “burn-out” comme d’une maladie moderne, mais c’est surtout le symptôme d’un monde vidé de sens. On travaille sans y croire, on consomme pour oublier, on “poste” sur les réseaux pour exister.
Et quand tout s’effondre, on cherche un coupable : le patron, la société, les astres, les parents, l’enfance…
Mais la perception de l’effondrement n’est pas une punition.
C’est un appel. Un rappel à l’ordre intérieur.
Un “souviens-toi de toi”.
L’histoire de l’humanité est une succession de chutes et de renaissances. Nous avons survécu à des famines, des guerres, des pestes, des exils. Et c’est maintenant, dans ce confort saturé d’écrans, que nous mourons d’ennui. Le vrai danger n’est pas la crise : c’est l’amnésie.
Nous avons oublié le prix de la vie, la valeur du silence, la noblesse du travail bien fait, la joie du simple.
Redevenir maître de sa propre expérience
Alors, oui, il est temps de basculer. Pas vers un nouveau “paradigme” marketé, mais vers une présence lucide.
Retrouver le goût du réel.
Le goût du vrai.
L’élan de la vie.
Savoir d’où l’on parle, pour quoi l’on agit, et pour qui l’on vit. Soi ou les autres ?
Faire de chaque acte, chaque mot, un geste d’artisan : précis, humain, sensé.
La vie n’est pas une quête de perfection, c’est un art d’ajustement. Elle demande de la conscience, pas des slogans.
Du courage, pas des likes !
Et une foi libre : celle qui ne cherche plus à convaincre, mais qui cherche à vibrer juste.
Nous sommes à la fin des croyances et des blessures identitaires comme une marque de fabrique.
Il ne s’agit plus de croire, mais de voir, de sentir, de créer.
De redevenir maître de sa propre expérience.
La vraie spiritualité commence quand on n’a plus besoin de l’annoncer et d’en faire une prise de pouvoir sur l’autre, qui adhère sans valider intérieurement, qui « achète » sans ressentir une promesse de mieux-être.
Quand on respire, qu’on écoute, qu’on agit.
Quand la présence remplace le discours.
Et que la justesse reprend sa place, humble et souveraine, au cœur de la vie.
La présence réconciliée
C’est souvent au moment du basculement quand tout semble flou, instable, épuisant que se présente l’opportunité d’un vrai choix : celui de reprendre la main.
Mes accompagnements s’adressent à ce point-là : le carrefour. Là où l’on ne veut plus d’un énième discours, mais d’un chemin pour soi.
Là où l’on a besoin d’un regard juste, d’une parole claire, d’un espace où redevenir auteur de sa propre vie.
Je suis un passeur de ce que je pense avoir compris de la vie avec humilité et passion, loin de toute prise de pouvoir. Je laisse cela aux apprentis coachs ou autres reconversions fragiles car non incarnées dans l’essence de l’être.
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